C'est un levier...

La France est responsable de 610 millions de tonnes de CO2 équivalent par an aujourd’hui. Les contenus carbone et consommations n’ont pas assez été réduits :



On sait faire des produits locaux décarbonés, des moteurs de voiture les amenant à 2 litres aux cent kilomètres, des vêtements utilisant moins de plastique et de traitements thermiques, des jouets en bois aussi solides qu’en plastique, des bâtiments avec moins de béton…


Mais jusqu’à présent l’incitation des entreprises est faible, la question économique prime toujours.

Demain avec la tension sur les contenus carbonés des produits et services, les entreprises doivent résister à la concurrence et s’adapter au bas-carbone !


Les consommateurs verront leur quota diminuer chaque année mais trouveront des produits qui suivent la courbe de décarbonation : gageons que le niveau de vie n’aura pas baissé en 2050 lorsque nous serons à 100 millions de tonnes CO2. La prospérité se sera déportée sur des produits et services locaux en ayant simplement éliminé les sources de gaz à effet de serre.


Cet appui de levier n’est obtenu que si le mécanisme de compte carbone est égalitaire. Il doit concerner l’ensemble des consommateurs : si on démarrait avec seulement les volontaires (même 20%) les entreprises ne verraient pas la pression de la demande !


Effectivement si 100% des consommateurs demandent des produits moins carbonés, les entreprises s’adaptent à la demande. C’est d’ailleurs les plus riches qui demandent les premiers à réduire leur carbone, les fabricants peuvent démarrer par les produits chers et étendre la décarbonation à toute la gamme progressivement.


Nous disions « utile aux entreprises »… c’est surtout parce que le compte carbone stimule leur innovation !


Les entreprises françaises prennent là une longueur d’avance sur ce qui va devenir indispensable dans le monde entier… proposer nos brevets et techniques bas-carbone ! Les entreprises y gagnent aussi en mettant en avant leurs produits vertueux, ils vont être très demandés.


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